54 maisons d’édition qui étaient distribuées par Makassar ont lancé une campagne de soutien et appellent :
Nous allons tâcher ici, dans les prochains jours, de renseigner dans l’Annuaire sous l’étiquette sauvons-les-indés les maisons d’édition et leurs cagnottes afin de visibiliser la situation.
Pour l’instant c’est l’article le plus intéressant à mon sens sur la problématique autour de la faillite de #Makassar. Au-moins se pose la question de savoir comment øn réfléchit à un après-Makassar pour faire différemment, notamment en misant sur la vente ferme et en remettant en question la position charnière de la distribution et des flux de retours dans l’équation.
J’en parlais avec un vieux libraire récemment, qui me disait que les libraires ont pris l’habitude des offices (ce rituel de déballage hebdomadaire de cartons-surprise dans lesquels les distributaires dominanz imposent des titres et des quantités qui, forcément, vont se retrouver plus tard dans des cartons de retour… aux frais des libraires – pour moi, cela s’appelle du racket) et ne pensent pas à les refuser pour ne conserver qu’une poignée de titres phares à vendre au chaland qui a loupé le supermarché le plus proche pour acheter l’immondice produit par l’extrême-droite et se croit dans un tel lieu. Non, au contraire, même si des clients viendront pour demander les dernières nouveautés du prêt-à-penser vu-à-la-TV, lu libraire n’est pas an marchanx de gomme à mâcher. Et si le plus gros des ventes se fait sur les gros titres, la chute de Makassar offre une nouvelle opportunité pour des libraires bouquiniers – entendre boucaniers – de prendre d’assaut les vitrines et imposer certains catalogues en promouvant par là-même une bonne trêve des nouveautés. Et hop, d’une pierre deux coups, les plages arboreront des pages dissidentes en vue d’une rentrée littéraire de qualité, plutôt que de quantité. Les feux de forêt estivaux sont autant de livres en moins : à choisir, je préfère an inconnux tiré à 500 exemplaires qu’une tête de gondole dont le tiers ou plus des copies finira en emballage pour shampoing anti-poux ou en rouleaux de PQ – Nicolas, je te vois, n’essaie pas de te cacher derrière Jordan…